Historique et chiffres clés

Une énergie mature…

Les premières éoliennes en mer ont été mises en service en 1991 au large des côtes du Danemark et l’Europe en compte aujourd’hui plus de 5 000 au large de ses côtes. Avec 30 ans de retour d’expérience et un rythme annuel d’installation en constante augmentation, l’éolien en mer est désormais incontournable dans le paysage énergétique européen.

Aujourd’hui, des éoliennes sont installées dans 12 pays, pour une capacité cumulée de 23 GW. L’Union Européenne s’est fixée comme objectif d’implanter 300 GW à l’horizon 2050, soit 13 fois plus qu’aujourd’hui.

…devenue compétitive

Avec un rythme annuel d’installation en constante augmentation, de véritables bases industrielles se sont développés, la technologie a infiniment évolué (la puissance des machines ayant été multipliée par 25 en autant d’année), la fiabilité est démontrée. En quelques années, les coûts de production de l’éolien en mer ont ainsi été divisés par 4, les derniers appels d’offres ont été attribués autour du prix de marché – de l’ordre de 50€/MWh). L’éolien en mer est compétitive et  et est désormais incontournable dans le mix énergétique.

La France dispose d’un mix électrique déséquilibré avec plus de 75% de son électricité produite par des centrales nucléaires. Afin de diversifier ses modes de productions tout en favorisant une production d’électricité propre, la France s’est engagée à développer les énergies renouvelables sur son territoire.

En 2015, La loi de Transition Energétique a confirmé cette politique volontariste et fixe à 40% la part des énergies renouvelables dans le mix électrique français à l’horizon 2030, contre 15% actuellement.

L’éolien en mer en France

La France bénéficie du deuxième espace maritime mondial et du second gisement européen pour le développement de l’éolien en mer. La Programmation Pluriannuelle de l’Energie (PPE) fixe, à l’horizon 2023, un objectif de 3 000 MW d’éolien en mer installés, et 6 000 MW supplémentaires engagés.

L’Etat a donc mis en place un processus d’appels d’offres successifs pour atteindre cet objectif :

  • En 2012, 4 projets ont été attribués au large de Fécamp, Courseulles-sur-Mer, Saint-Brieuc et Saint-Nazaire, cumulant une puissance de 1 928 MW,
  • En 2014, 2 projets ont été attribués au large du Tréport et des îles d’Yeu et de Noirmoutier, cumulant une puissance de 992 MW,
  • En 2019, 1 projet  a été attribué au large de Dunkerque pour une puissance de 600 MW.

Au cours des prochaines années, le calendrier fixé par la PPE prévoit d’attribuer environ 1 000 MW par an jusqu’en 2023 :

  • 2020 : 1 000 MW en Manche
  • 2021 : 250 MW au large de la Bretagne & 750 MW en Atlantique
  • 2022 : 500 MW (deux parcs) en Méditerranée
  • 2023 : 1 000 MW

Au-delà de 2024, les 1 000 MW seront toujours attribués par an et jusqu’en 2028, majoritairement par extension des parcs déjà existants.

Comment ça marche ?

L’éolienne se compose d’une tour, d’une nacelle située à environ 100m au-dessus du niveau de la mer, et de 3 pales orientables. Elle transforme l’énergie cinétique du vent en un courant électrique haute tension grâce à sa génératrice installée au cœur de la nacelle. La distance entre chaque éolienne est proportionnelle à la taille du diamètre des machines afin d’éviter qu’elles ne se perturbent entres elles.

Afin de maintenir les éoliennes en place, de solides fondations sont nécessaires pour supporter les chargements du vent, des courants et de la houle. Il en existe plusieurs types, selon les conditions de sols : pieux plantés dans le sol, embases gravitaires posées, ou fondations dites jacket (treillis métallique). Depuis quelques années, des concepts de supports flottants se développent afin d’élargir les perspectives d’installation des futures éoliennes en mer.

Les câbles inter-éoliennes raccordent plusieurs machines les unes avec les autres afin de récolter l’énergie produite de l’ensemble de l’installation. Chacune de ces grappes d’éoliennes converge ensuite vers le poste électrique situé au cœur du parc éolien en mer.

Le poste électrique en mer recueille l’ensemble de l’énergie produite par les éoliennes et permet d’élever la tension à l’aide d’un ou plusieurs transformateurs. L’ensemble des câbles inter-éoliennes y convergent et une liaison unique 225 kV en ressort pour connecter le parc éolien en mer au réseau électrique terrestre.

La liaison électrique 225 kV du poste électrique en mer au réseau terrestre est la propriété de l’organisme public Réseau de Transport d’Electricité (RTE) qui a la charge de raccorder toute centrale de production électrique sur le territoire national. L’électricité produite est ensuite distribuée vers les lieux de consommation.